Chapelle Reanville
... Actualité ...

Cérémonie du 11 novembre

Une commémoration en souvenir des jeunes de La Chapelle-Réanville morts pour la France lors de la guerre de 1914 -1918.

"Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir". Cette citation du Maréchal Foch me semble résumer parfaitement notre présence ce matin.

Il faut se souvenir

 105 Ko

Jamais le monde n’avait connu de guerre plus meurtrière. Et les vétérans de la Grande Guerre, ceux qui étaient montés en premières lignes à Douaumont et à Verdun, n’eurent plus qu’un seul mot d’ordre «Plus jamais ça» !
C’est dans cet esprit que j’ai dit, tout à l’heure, que la date et l’endroit me paraissaient bien choisis pour exprimer ces sentiments.

Permettez moi en cet instant de faire un petit rappel historique, le terrain sur lequel s’élève le monument a été donné par Mme veuve RENAULT, le monument a été construit en 1921 pour un coût de 7000 F par M LANCTUIT, une somme de 5320 F provenant de la vente du presbytère a été versée en acompte. Le 7 avril 1922, le conseil municipal a accepté pour la somme de 2500,75 F la réalisation d’un jardin avec plantation d’arbustes, de conifères et semis de gazon sur les 12,61 ares sur lequel nous nous trouvons.

Ce monument aux morts n'est pas vide de sens, il est le porteur d'un message fondamental dans notre vie la plus intime.
Il y a, dans ce monument, toute la souffrance de nos poilus mais aussi et encore de cette Europe qui n'a cessé de se battre au point de perdre la place dominante qui était la sienne dans le monde.
Il y a, dans ce monument, une leçon de civisme et de morale à un moment où la première crise qui nous ébranle est bien celle des valeurs que nous accordons à notre société.
Il y a, enfin, dans ce monument, l'espace de recueillement où les nouvelles générations doivent dépasser l'ennemi d'hier pour en faire un ami d'aujourd'hui. Nous devons commémorer mais aussi enseigner.


La réconciliation franco-allemande, la volonté commune de bâtir l’Europe unie, tout cela ne s’est pas construit sur l’oubli ni le déni du passé. Mais grâce à lui.

Et pour conclure mon discours, je voudrais que nous ayons ce matin une pensée pour tous ceux qui à travers le monde, subissent encore des conflits et restent privées de liberté.